
2200 €
80 x 80 cm
Peinture acrylique bombe aérosol sur panneau bois.
Daybreak – Abstraction Concrète 170
désigne le point de rupture où la nuit commence à se transformer en jour. Le titre ne renvoie pas seulement à un phénomène naturel : il évoque le commencement, la révélation et le retour de la visibilité après une période d’incertitude.
La rencontre du bleu profond et du jaune lumineux suggère deux temporalités opposées. L’une appartient encore à l’obscurité, au retrait et à l’indétermination ; l’autre annonce l’éveil, l’énergie et la possibilité d’un nouveau cycle. Entre elles s’étend une zone vibrante, parcourue d’éclats orange, rouges et clairs. Ce passage n’est pas instantané. Il se construit progressivement, dans une multitude de microévénements.
Conceptuellement, l’œuvre insiste sur le fait qu’aucune transformation majeure ne se produit d’un seul geste. Tout changement est précédé par une période intermédiaire durant laquelle l’ancien et le nouveau coexistent encore. La lumière ne triomphe pas brutalement de la nuit : elle s’y infiltre, la traverse et la transforme.
Au sein de , représente l’horizon temporel. L’œuvre saisit l’instant où le futur devient perceptible sans être encore pleinement advenu. Elle peut être lue comme une métaphore du renouvellement personnel, de la résilience ou de l’émergence d’une idée. Gaëlle Wagner donne ainsi une forme plastique à cet état fragile où quelque chose commence, avant même que l’on puisse clairement le nommer.
Horizons en mouvement
Dans la série , Gaëlle Wagner explore l’horizon non comme un motif paysager, mais comme une construction mentale et symbolique. Chaque œuvre met en relation deux champs chromatiques qui se rencontrent, s’interpénètrent ou se transforment, créant des espaces de transition dans lesquels aucune frontière ne demeure stable.
La série aborde différents états du passage : le commencement, l’immersion, l’introspection, l’élévation, la renaissance et le lâcher-prise. Les titres, empruntés à des expressions contemporaines françaises ou anglaises, fonctionnent comme des déclencheurs narratifs. Ils offrent une première orientation au regard sans jamais enfermer l’œuvre dans une interprétation définitive.
Par la répétition du geste et la multiplication des projections, l’artiste construit une matière visuelle composée de milliers d’événements singuliers. Chaque point conserve son intensité propre tout en participant à une vibration collective. Cette tension entre l’unité et la multitude constitue l’un des fondements de son Abstraction Concrète : la peinture ne représente pas un monde extérieur, elle fait advenir un espace autonome, régi par la couleur, le rythme, la densité et l’énergie.
invite ainsi le spectateur à considérer chaque seuil non comme une séparation, mais comme un territoire fertile. L’horizon cesse d’être ce qui borne le regard : il devient ce qui le met en mouvement.
