gaëlle wagner

— orléans, france —



Le Baiser retrouvé — Abstraction Concrète 134

Tableau contemporain abstrait, grand format bleu et rose

3100 €

100 x 100 cm

Peinture acrylique et aérosol sur toile

Il y a, dans Le Baiser retrouvé — Abstraction Concrète 134, une histoire qui précède la peinture elle-même. À dix-sept ans, Gaëlle Wagner reproduisait Le Baiser de Gustav Klimt, puis une œuvre de Mark Rothko, avant de s’engager progressivement dans la recherche de son propre langage pictural. Des décennies plus tard, ces deux filiations semblent se rejoindre dans son travail : Klimt pour l’ornement, la puissance de la couleur et la présence du végétal ; Rothko pour la capacité de la couleur à créer un espace intérieur.

Chez Klimt, les motifs floraux, les feuillages et les formes organiques ne sont jamais de simples ornements : ils construisent l’espace et inscrivent le corps dans une continuité avec le vivant. Dans Le Baiser retrouvé — Abstraction Concrète 134, Gaëlle Wagner ne représente ni fleurs ni feuillages. Elle en transpose plutôt la logique : les couleurs prolifèrent, se répondent et s’interpénètrent comme une forme de croissance picturale.

La proximité avec Klimt s’arrête cependant là où commence le langage propre de Wagner. Là où Klimt compose minutieusement son décor, elle provoque l’apparition de la matière. Ses œuvres prennent appui sur une structure construite à partir de fragments photographiques, progressivement transformée par projections, coulures et superpositions. La gravité et les phénomènes physiques participent au processus, sans jamais remplacer la volonté de l’artiste.

Le titre Le Baiser retrouvé — Abstraction Concrète 134 prend alors une dimension autobiographique : il ne s’agit pas de reproduire le Klimt de ses dix-sept ans, mais d’en retrouver une intuition fondamentale pour la transformer. Le baiser n’est plus celui de deux figures ; il devient celui des pigments, des couleurs et des formes qui se rencontrent jusqu’à créer une matière commune.

De loin, l’œuvre évoque une profondeur lumineuse, presque végétale. De près, elle révèle une infinité de gestes minuscules. Entre ces deux perceptions se joue toute la démarche de Gaëlle Wagner : transformer la mémoire de ses maîtres en une expérience picturale personnelle, où nature, couleur, matière et abstraction deviennent indissociables.






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